A l’initiative du responsable du Service Parcs et Jardins, la commune s’oriente vers la Gestion Différenciée avec pour devise “ A quoi bon travailler pour la nature si c’est pour la dénaturer ?”. La Gestion Différenciée est perçue comme un moyen de trouver un équilibre entre préservation du patrimoine naturel et accueil du public. Mais avant tout, la Gestion Différenciée, c’est augmenter la diversité biologique. De plus, la mise en place de la Gestion Différenciée sera effectuée de façon progressive. Elle réclame la formation du personnel et un important travail de communication auprès de la population.
Une biodiversité en danger
La biodiversité n’est pas seulement menacée en Amazonie, elle l’est aussi dans notre pays, dans notre région, dans notre jardin. En quelques années seulement, le nombre d’espèces végétales et animales s’est considérablement appauvri du fait, en particulier, de la disparition de leur habitat. C’est ce que l’on appelle l’érosion de la biodiversité. Elle est due en très grande partie aux activités humaines (loisirs, agriculture, urbanisation, ...). Il apparaît clairement que CHACUN d’entre nous a une part de responsabilité, mais aussi que, par de modestes actions ponctuelles, il peut contribuer au maintien ou à la reconstruction de cette biodiversité menacée.
Une réponse : la gestion différenciée
C’est à ce titre que la commune souhaite développer sur son territoire une gestion différenciée des parterres et des espaces verts. C’est en somme un fleurissement « alternatif » des villes, un fleurissement durable et désirable. D’un fleurissement purement esthétique, le service Parcs et Jardins de la Ville va passer progressivement à un fleurissement raisonné gardant dans l’esprit cette démarche du beau tout en respectant, voire en restaurant les équilibres naturels et surtout s’intégrant au paysage local, urbain ou rural, qui en constitue la toile de fond.
La commune portera sa réflexion selon trois axes :
-L’attrait esthétique : Evidemment le fleurissement est fait, aussi et avant tout, pour apporter des notes de couleurs en ville. Les plantes sauvages ne déméritent pas à ce niveau (coquelicots, pâquerettes, aubépines, tanaisies, ...). Les massifs d’essences régionales sont une richesse : les gens seront agréablement surpris par les nombreux chants d’oiseaux qu’ils attirent. Les mélanges fleuris donnent aussi possibilité aux gens de cueillir quelques fleurs sans que ce geste fasse perdre trop d’argent ou de beauté.
-La rusticité : Utiliser des plantes adaptées à l’environnement qui va les accueillir : fleurissement champêtre dans les espaces verts, fleurissement en hauteur et vertical en ville... Elle permet de gagner du temps sur l’entretien de certains espaces, temps réalloué à l’entretien d’espaces jusque là plus ou moins délaissés (notamment avec les dégradations), ce qui, d’un point de vue économique, n’est pas négligeable.
-L’intérêt écologique : Choisir des plantes mellifères comme la marguerite, des plantes hôtes comme l’angélique, des plantes répulsives comme la tanaisie ... Ceci permettra de réduire les consommations d’eau et de produits phytosanitaires. Ils peuvent facilement être remplacés par des traitements ou des engrais naturels. De plus, par définition les plantes sauvages sont spontanées (elles poussent toutes seules) donc ne nécessitent pas de traitement.
L’objectif étant de pratiquer dans toutes nos démarches de création et d’entretien le réflexe d’une gestion plus respectueuse de l’équilibre de la nature, et d’augmenter les richesses et potentiels naturels de la commune.
Reconstruisons les chaînes alimentaires et utilisons les particularités des plantes locales pour les équilibres de nos espaces verts.
Adaptation et patience seront les principales qualités nécessaires pour réussir un fleurissement nouveau, qui finalement ne l’est pas tant que cela. Il nous faut probablement simplement réapprendre la nature. Sources : Guide des plantes sauvages Guide Gestion Différenciée